jeudi 17 avril 2008

Greg + Bo = 2 Pomme d'Eve sold out!


Ca a mis un peu de temps, mais ça a fini par se remplir les deux soirs, soit 110 personnes à chaque fois. C'est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup, surtout par rapport à des soirées à 20 billets vendus...

Anyway, Greg Brown et Bo Ramsey, c'est deux concerts inoubliables pour clore l'aventure Acoustic in Paris, Part 1 (on ne sait jamais, des fois que Dave Alvin passe par ici...), différents l'un de l'autre, tantôt blues, tantôt folk, avec des moments de grâce, "The Poet Game" ou "Late Night Radio", "Billy from the Hills" ou "Folsom Prison Blues" pour terminer la deuxième soirée.

Le compte rendu de Paco sur Docteur Blues et les photos de Jérôme, toujours chez Docteur Blues. Ces deux-là font la paire!

To read an excellent review in English, please check out Leaky Sparrow's website

A écouter :

Greg Brown, Late Night Radio (Bath Tub Blues)

All across Kansas, all across Kansas in the night-
We'll reach Missouri in the dawn's early light.
My sister and I in the back seat don't care how far we got to go.
We want to keep rolling, listening to that late night radio.

Mama took the suitcases and blankets made us a little nest.
Every time we peek up she says "You kids try to get a little rest."
We can hear her and daddy singing, warm as the dashlight glow,
In the back seat, rain for the drumbeat, listening to that late night radio.
We're almost sleeping, tucking in our legs and arms.
We're almost dreaming, looking through the rain at the little lights of the farms.
If we get stuck in the mud, my daddy he will carry us I know.
The music's coming all the way from Texas on the late night radio.

Now my own children are back in that nest where I used to be.
Every time they peek up, I say "You kids now try to get a little sleep,"
And the older girl says, "Daddy I wish we could drive all night, Just go and go-
Oh I love it when it's raining can we listen to the radio?
Listen to that late night radio.

Can we drive all night and Daddy listen to can we drive all night now
Daddy and listen to that late night radio?
In the back seat, rain for the drum beat, listen to that late night radio?
In the back seat, rain for the drum beat, listen to that late night radio.
Coming all the way from Texas, Oh that late night radio.
In the back seat, rain for the drum beat, listen to that late night radio.
Oh I love it, I love it , I love it, Love it when it's raining
Can we go and go and go and go and go and go and go and ....
Listen to that late night radio.
Can we go and go and go and go and go and?"

jeudi 10 avril 2008

Greg Brown & Bo Ramsey, la Pomme d'Eve (15 et 16 avril 2008)

Greg Brown à la Pomme d'Eve, c'est peut-être le plus gros concert organisé par l'asso depuis quatre ans, avec les premiers pas à Paris d'Eric Andersen en 2005, le retour de Iain Matthews en 2007 et le premier concert en France de Tom Paxton depuis plus de 15 ans, en janvier 2008.

Dix ans que Greg et Bo n'étaient pas venus chez nous. A l'époque, ils ont musardé entre Bordeaux, le printemps de Bourges, Villeurbanne, Toulouse et Nantes, pour finir au New Morning, avec le jeune Kelly Joe Phelps en première partie. A ce sujet, on relira l'article de Bernard Loupias paru le 16 avril 1998 dans le Nouvel Observateur. Pas de KJP cette année, juste l'homme aux multiples et imprévisibles couvre-chefs et son partenaire au chapeau de paille. C'est déjà quasiment plein les deux soirs, et je sens que ces deux soirées magiques refermeront le livre de la plus belle façon.

Better Days, Benefit pour la Yellow Dog River in Ishpeming, Michigan:




Folsom Prison Blues :


Bo Ramsey, Living in a cornfield, music video by Sandra Louise Dyas -

samedi 29 mars 2008

Carolina Chocolate Drops au Paradisio (Amsterdam)

Petite séance de rattrapage pour ceux qui ont manqué le concert du New Morning: voici leur show au Paradisio, le 18 mars 2008 :



http://www.fabchannel.com/

mardi 25 mars 2008

Kris Delmhorst à la Pomme d'Eve, 19 mars 2008

Je ne suis pas le mieux placé pour parler des concerts de la Pomme, mais celui de Kris Delmhorst était magnifique, tout simplement. Une petite cinquantaine de spectateurs seulement à la Pomme d'Eve pour applaudir Kris et Dennis Crommett l'autre soir. Tout le monde était sous le charme de cette rayonnante songwriteuse qui fait l'effort de parler en français, qui compose des mélodies à tomber, qui n'hésite pas à s'aventurer dans une production ambitieuse, quitte à décontenancer ses fans pour, finalement, mieux se les mettre dans la poche.

Les titres du nouvel album, Shotgun Singer, ont été interprétés avec le Winterpills Dennis Crommett à la guitare Gibson SG (j'ai eu peu qu'il sorte son short, sa casquette et son cartable et entame Highway to Hell!), pour un accompagnement plus éthéré que distordu. Pas mal d'anciens titres, dont le sublime Hummingbird. Manquaient juste Juice & June ou Waiting under the Waves pour que la soirée soit plus que parfaite. Jamais contents!

Juste pour vous, un extrait du concert en MP3 : Ca s'appelle Birds of Belfast et ça se trouve en VO sur son nouvel album, dont vous pouvez écouter des titres sur l'excellent blog de Thanu (Cooler than You). Pour d'autres photos du concert, cliquez ici et pour la vidéo de Midnight Ringer, cliquez là.



Broken White Line, au Paradisio d'Amsterdam le 21 mars 2008 :


mardi 18 mars 2008

Miles from the Lightning + Live at Prism Coffee House


Je vous l'avais promise, voila la chronique de Miles from the Lightning et des deux premiers albums de Danny Schmidt, parue dans le Cri du Coyote n° 67 de décembre 2001. Rien à ajouter! Ah si! Un beau jour de 2002, je reçois un mp3 de Danny et Jeff, en duo sur une version au refrain personnalisé de Buckets Of Rain, morceau de Dylan qu'ils ont tous les deux interprétés à la Pomme d'Eve.

Ci-dessous, les deux lascars avec un troisième compère, Paul Curreri, une paire d'années plus tard. I love you guys!


mardi 11 mars 2008

Carolina Chocolate Drops au New Morning (10 mars 2008)



Au départ, on devait faire les Carolina Chocolate Drops à la Pomme d'Eve et Greg Brown au New Morning, Finalement c'est le contraire qui s'est produit et c'est tant mieux! Pour les Drops en tous cas, qui ont attiré quand même pas loin de 200 personnes sans beaucoup de presse mais avec une disque magnifique, Heritage, concocté par Dixie Frog et basé en partie sur leurs deux albums parus chez Music Maker. Après deux premières parties sympathiques, mais pas vraiment transcendantes (le Perpignanais Jean Chartron et Adolphus Bell, homme-orchestre de l'Alabama qu'on aimerait bien avoir pour copain mais dont les plans blues sont quand même très cliché, il me semble), Rhiannon Giddens, Justin Robinson et Dom Flemons ont pris place.


On est d'emblée séduit par le visage radieux de Rhiannon qui prend beaucoup de plaisir à prononcer quelques phrases en français, demandant même si quelqu'un veut lui donner des cours. Et le facétieux Flemons de préciser, "Elle a dit des "leçons de français", pas autre chose, je vous vois venir, les Français avec votre cigarette au bec!" Donc les Drops, c'est deux gars, une fille, qui chantent a-capella (Another man done gone pour Rhiannon) et se partageant les instruments, banjo, fiddle, resonator et jug au fil des titres, principalement issus de Heritage: Wayward gal, Don’t get trouble in your mind, Georgie Buck, Salty Dog, Jack o'Diamonds, Cornbread and Butter beans, Black Annie, et bien d'autres, dont City of Refuge, tiré de la BO du film The Great Debaters avec Denzel Washington.


Visiblement très surpris par l'accueil du public parisien, ils auraient pu jouer plus longtemps, et on aurait pu en entendre bien davantage tant cette musique simple et très répétitive (deux accords, en général) dégage du bien-être, de la joie de vivre et du bonheur. Une super dose de peps pour débuter la semaine, et d'ailleurs ce matin, il fait beau!

Les Carolina Chocolate Drops ont publié trois albums, à ce jour, dont Heritage, que je vous recommande chaudement, chez Dixie Frog:


lundi 3 mars 2008

JACK WILLIAMS a besoin de vos sous pour son nouvel album!

Je ne sais pas si c'est parce que c'est le premier concert que j'ai organisé à la Pomme d'Eve le 31 mars 2004, mais Jack Williams est certainement l'artiste qu'on m'a le plus souvent redemandé! La faute à sa bonne bouille, probablement, mais plus surement à son jeu de guitare exceptionnel, d'une souplesse et d'une légèreté qui vous laissent pantois. Le plus proche, dans la virtuosité serait Peter Mulvey, mais encore dans un autre genre.

Jack ne quitte jamais sa Martin D35 de 1973, même pour manger! Il câline sa guitare en permanence, jamais un accord, ou presque. Et cette voix chaude, qui vient du Sud. Ce type est un régal. Ecoutez-le sur ses disques Across the Winterline ou Eternity & Main. Je vous rassure, les autres sont excellents également, mais ces deux-là sont vraiment fa-bu-leux!

Mais pour sortir son prochain album, Don't Let Go, essentiellement composé des reprises qu'il affectionne, Jack a besoin d'un peu de sous. Si vous aimez sa musique et souhaitez cet indépendant à continuer à distiller sa bonne parole faite de blues, de folk, de country, de jazz, que sais-je, cliquez sur la pochette ci-dessus et demandez à Paypal de faire le reste. Accessoirement, vous verrez aussi la liste des morceaux qu'il reprend, de Tom Waits (Heart of Saturday Night) à Jesse Winchester (Biloxi), de Mickey Newbury (Willow Tree) à Hank Williams, avec ce Lovesick Blues que Foucault a interprété l'autre jour!

Quelques vidéos pour vous rendre compte du talent immense de ce Monsieur:

A Natural Man (a song for Josh White) :


Hometown Boy :