mercredi 17 décembre 2008

Gone but not forgotten: Johnny Cunningham (1957 - 2003)


Je ne suis pas grand fan de musique celtique malgré mes origines costarmoricaines mais je suis littéralement subjugué par le violon de Johnny Cunningham, découvert sur les disques de Bill Morrissey. Bill m'a raconté que Johnny ne voulait jamais jouer These Cold Fingers sur scène, car cette chanson le faisait pleurer...

Johnny Cunningham est décédé le 15 décembre 2003 d'une crise cardiaque. Né à Portobello, en Écosse en 1957, il fonde à 13 ans Silly Wizard, un groupe qui sera à la pointe du revival celtique côté écossais des années 70 et 80. Il fonde ensuite le groupe celtique Relativity, avec son frère Phil Cunningham et les jumeaux Micheal et Triona Ni Dhomhnaill du groupe The Bothy Band.


Outre une fructueuse carrière solo, Johnny rencontre un grand succès en tant que producteur. Il tourne également avec Bill Morrissey, et franchit le pas en jouant avec les groupes de rock 'n roll, se produisant notamment avec Hall & Oates.

Son groupe Raindogs sort deux albums et tourne avec Bob Dylan, Don Henley et Warren Zevon.

De 2000 à 2003, Johnny joue avec Susan McKeown et Aidan Brennan lors de la tournée A Winter Talisman, album paru en 2001. Ils se produisent 3 fois au Kennedy Center for Perfoming Arts à Washington DC. Ces concerts sont disponibles en vidéo

Voici quelques morceaux pour découvrir Johnny Cunningham:

* Johnny Cunningham & Susan McKeown avec Aidan Brennan (A Winter Talisman) : Langoili * The Unfortunate Snow Incident * The Bonnie Blue-Eyed Lassie

* Bill Morrissey : Inside * These Cold Fingers * Johnny's Tune (demo 2005)

3 commentaires:

Quiet Man a dit…

Bel hommage rendu à un artiste découvert, trop tard, grâce à Bill Morrissey...

elisabeth a dit…

Il était plus jeune que moi. Merci pour cet hommage, merci pour la vidéo. Passe une bonne fin d'année.

Anonyme a dit…

j'ai vu Johnny Cunningham il y a très longtemps... dans les années 70, avec un groupe Silly Wizard tout jeune... Johnny avait à peine 16 ans, chevelure d'or, une jambe dans le plâtre... et ce fut la révélation. Le feu dans toutes les salles où les gens les regardaient "estomaqués". Ils sont revenus ensuite pratiquement chaque année pendant quatre ou cinq ans, dans leur petit camion rouge. La deuxième année, Phil est arrivé avec son accordéon. Nous les avons même enregistrés dans notre studio à l'IUT...et avec eux nous nous sommes approchés du folk celtique. Et certains se sont même mis au fiddle, quelques uns jouent encore... Cajun, Old Time, Irlandais, un peu Ecossais ou Shetland... en rêvant à ces génies venus du nord, débarqués au plus profond de notre Limousin